Skip to content
1895

MIROIR DE DIANE

Armand RENAUD

CE lac était jadis la bouche d'un cratère Qui vomissait la cendre et qui crachait le feu. Dans son onde à présent l'oiseau se désaltère, Et son miroir reflète en plus doux le ciel bleu.

Des monts boisés lui font un écrin solitaire Qui rehausse de noir cette perle au milieu, Et Diane eût aimé, quand elle errait sur terre, Y fuir l'Olympe, avec Endymion pour dieu.

Diane s'est enfuie avec ses nymphes blanches ; La lune reste seule à jouer dans les branches Pour caresser le front du rêveur endormi. Mais l'on songe quand même à l'arc de la déesse.

Quand son pâle croissant, à l'heure où le jour baisse. Se mire en l'eau qui tremble et s'y brise à demi.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
MIROIR DE DIANE · Armand RENAUD · Poetry Cove