LES oiseaux, sur l'étang sacré,
Au soleil étalent leurs plumes.
Les rêves dans mon âme éclosent à leur gré,
Quand l'amour en chasse les brumes.
Éblouis par l'azur profond,
Les oiseaux partent sur leurs ailes ;
Et mes rêves, comme eux, dans l'inconnu s'en vont,
Attirés par les yeux des belles.
Les oiseaux du ciel obscurci
Rentrent le soir à tire-d'ailes ;
Mais les rêves en proie aux belles sans merci
Ne reviennent point d'auprès d'elles.
L'étang retrouve, tout joyeux,
Les oiseaux groupés sur ses grèves.
Moi, je vais mourir seul, belles, si dans vos yeux
Je ne puis rejoindre mes rêves.