POUR qu'à ma famine il jette un croûton,
Je l'ai dit savant ; il n'est que glouton.
Pour avoir un lit, je l'ai dite belle ;Pour avoir un lit, je l'ai dite belle ;
Entre nous, son nez touche à son menton.
Pour que le chanteur chante mon poème,Pour que le chanteur chante mon poème,
J'en fais un bulbul ; c'est un hanneton.
Pour qu'il m'offre un grain de café, je prêtePour qu'il m'offre un grain de café, je prête
Du cœur au vizir, grand fuyard, dit-on.
D'après moi, le juge est un homme intègre ;D'après moi, le juge est un homme intègre ;
En disant le vrai, j'aurais du bâton.
O Rêveur, il faut, lorsqu'on est poète,O Rêveur, il faut, lorsqu'on est poète,
Épris de l'airain, vanter le carton.