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1860

La Brise

Armand RENAUD

COMME des chevreaux piqués par un taon, Dansent les beautés du Zaboulistan. D'un rose léger sont teintés leurs ongles,D'un rose léger sont teintés leurs ongles, Nul ne peut les voir, hormis leur sultan.

Aux mains de chacune un sistre résonne ;Aux mains de chacune un sistre résonne ; Sabre au poing, se tient l'eunuque en turban. Mais du fleuve pâle où le lis sommeille,Mais du fleuve pâle où le lis sommeille, Sort le vent nocturne, ainsi qu'un forban.

Il s'en va charmer leurs, cœurs et leurs lèvresIl s'en va charmer leurs, cœurs et leurs lèvres Sous l'œil du jaloux, malgré le firman. O Rêveur, sois fier. Elle a, cette brise,O Rêveur, sois fier. Elle a, cette brise, Pris tes vers d'amour pour son talisman.

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La Brise · Armand RENAUD · Poetry Cove