SON sort est beau, la bougie a raison ;
C'est l'âme ardente à brûler sa prison.
Elle s'éclaire à la fois et se tue ;Elle s'éclaire à la fois et se tue ;
Elle se montre et s'ouvre l'horizon.
Eu crépitant, sa flamme lui murmure : «Eu crépitant, sa flamme lui murmure : «
Vivre est le mal, mourir la guérison. »
Et la mort vient, rapide et glorieuse,Et la mort vient, rapide et glorieuse,
Si nul n'éteint le feu par trahison.
Oh ! s'épuiser à commander la fange,Oh ! s'épuiser à commander la fange,
Compter de l'or, agrandir sa maison !
C'est, pour ne pas alléger le navire,C'est, pour ne pas alléger le navire,
Risquer la chute avec la cargaison.
Fais de ton âme, ô Rêveur, une cireFais de ton âme, ô Rêveur, une cire
Qui s'illumine et meure eu pâmoison.