Skip to content
1860

L'Orage

Armand RENAUD

AU seuil du verger plein d'arbres fleuris, Je guettais de loin ta venue, Quand, brisant les fleurs, chassant leurs débris, L'orage est tombé de la nue.

Et ce vent maudit, sur moi se jetant, Me cingla les chairs avec rage. Je t'aimais si fort, je t'espérais tant Que je tins ferme sous l'orage.

Des fleurs qui jonchaient le sol dévasté Tu vins pour pleurer le désastre. Mais tu m'oublias, et de mon côté Tu ne tournas pas tes yeux d'astre.

Et mon cœur alors, perdant son soutien, Eut aussi ses fleurs dispersées. Et de ton verger le deuil ne fut rien Devant le deuil de mes pensées.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
L'Orage · Armand RENAUD · Poetry Cove