O Bouddha, toi qui guéris
Les désespérances,
Baume unique des esprits,
Terme des souffrances,
Mets en moi, par ton pouvoir,
La paix éternelle
Du lotus qu'a pour miroir
Ta fixe prunelle.
Bouddha, sans qui rien n'est sûr,
Tends, comme une palme,
A mon angoisse l'azur
De ton lotus calme ;
Du bleu lotus au cœur d'or,
Propice au mystère,
Valant, pour ceux qu'il endort,
Le ciel et la terre,
Et noyant le mal qui vient
Du monde inutile,
Dans l'ivresse que contient
Son odeur subtile.