LES uns veulent se hâter,
Songeant que la vie est brève.
Ils n'arrivent qu'à gâter
Le frêle parfum du rêve.
D'autres, au sein du plaisir,
Font halte à cette pensée
Qu'un jour la mort doit saisir
Leur douce ivresse enlacée.
Sans course vaine en avant,
Sans arrêt lâche en arrière,
Mêlons nos cheveux au vent
Qui nous roulera, poussière.