Skip to content
1895

Angoisse

Armand RENAUD

Devant Naples la belle, il n'est rien qui repose Comme d'errer, à la nuit close, Sur l'eau sombre où le bruit des avirons se perd, Regardant sur le haut des caps, au bord des grèves,

Danser le vague essaim des rêves, Et Capri s'estomper sur l'horizon désert. Mais, dans cette allégresse, il n'est peine plus dure, Quand tout sourit, ciel et verdure.

Que de porter au cœur la blessure d'amour. Elle pleure à présent, la ballerine folle. Et pour pleurer elle s'isole. Fuyant les voluptés. Car elle aime à son tour.

Oh ! son passé lui pèse ! Elle était acclamée. Sa vie, aux quatre vents semée, Se répandait en fleurs de vertige et d'oubli. Mais elle donnerait tout son luxe pour vivre

Dans la pauvreté qui délivre, Auprès de l'autre cœur dont son cœur est rempli

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Angoisse · Armand RENAUD · Poetry Cove