Devant Naples la belle, il n'est rien qui repose
Comme d'errer, à la nuit close,
Sur l'eau sombre où le bruit des avirons se perd,
Regardant sur le haut des caps, au bord des grèves,
Danser le vague essaim des rêves,
Et Capri s'estomper sur l'horizon désert.
Mais, dans cette allégresse, il n'est peine plus dure,
Quand tout sourit, ciel et verdure.
Que de porter au cœur la blessure d'amour.
Elle pleure à présent, la ballerine folle.
Et pour pleurer elle s'isole.
Fuyant les voluptés. Car elle aime à son tour.
Oh ! son passé lui pèse ! Elle était acclamée.
Sa vie, aux quatre vents semée,
Se répandait en fleurs de vertige et d'oubli.
Mais elle donnerait tout son luxe pour vivre
Dans la pauvreté qui délivre,
Auprès de l'autre cœur dont son cœur est rempli