C'est un grand silence après le chant du cor,
Comme dans les villes mortes
Où les chats peuvent encor
Rêver sur le seuil des portes.
Sous le dais noir de la nuit
Les rois radieux, les belles chevauchées
Foulaient dans l'or et le bruit
Le sang des roses fauchées.
Des femmes embaumaient l'air
Parmi le velours des porches ;
Nous voyions couler la résine des torches
Sur les gantelets de fer.
Mais les heures sont passées
De la joie et du décor
Et dans nos âmes lassées
C'est un grand silence après le chant du cor.