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1897

LA DOULEUR A CRIÉ

Pierre QUILLARD

La douleur a crié du fond des belles heures. Les roses du jardin, le parfum que tu fleures L'opulente senteur de l'été triomphant S'évanouit ; le meurtre souffle avec le vent :

La douleur a crié du fond des belles heures. Pantelante, Andromède agonise à jamais. Un suprême baiser aux lèvres que j'aimais, Et dans le rouge soir je brandirai l'épée,

Puisque hors du verger calme, Cassiopée, Pantelante, Andromède agonise à jamais Mais l'invincible orgueil vit dans les treize étoiles. Si la tempête hurle et lacère les voiles,

J'attends sans peur l'assaut des vagues et des cieux ; Les astres immortels réconfortent mes yeux Et l'invincible orgueil vit dans les treize étoiles.

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