Siegfried, astre évadé des ombres transitoires,
Soleil épanoui dans l'azur de la mort,
Avec ta chair, la gloire humaine de l'effort,
S'abîmait dans le deuil des suprêmes victoires.
Mais tels que le granit usé des promontoires,
Que l'assaut de la mer tempétueuse mord,
Les dieux irradiant dans les glaces du Nord
Attendaient lâchement les jours expiatoires.
Le héros, sur les fleurs sanglantes du bûcher,
Semblait sortir des couchants mornes et marcher
Dans l'auréole d'or des flammes triomphales.
Tandis qu'en un torrent de splendeur et de bruit,
Flagellé par le vol sinistre des rafales,
Le Palais merveilleux s'écroulait dans la nuit.