Skip to content
1827

LES PROGRÈS DU GÉNIE

Jean POLONIUS

Avez-vous vu la lune solitaire À l’horizon se former lentement ? Ce n’est d’abord qu’une vapeur légère, Qu’un blanc nuage indécis et flottant.

Bientôt, la nuit épaississant ses voiles, L’orbe céleste a pris plus de rondeur ; Il s’illumine, il s’entoure d’étoiles, Et brille enfin de toute sa splendeur.

Tel à nos yeux s’annonce le génie ; Faible nuage, invisible embryon, Quand sa pensée, encore indéfinie, Flotte à demi dans un vague horizon.

Mais la lumière appelle la lumière : Formes, beauté, tout s’éveille, tout naît ; Et, d’un jour pur s’éclairant tout entière L’œuvre immortelle enfin nous apparaît !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LES PROGRÈS DU GÉNIE · Jean POLONIUS · Poetry Cove