L’aigle a tremblé pour ses petits ; La mère a tremblé pour ses fils ; L’orage a fait trembler la terre ; Mais le Français ne tremble pas !
Pour lui ni foudre ni tonnerre ; Car il sait affronter la guerre. Voyez-le courir à grand pas… C’est lui le géant des combats !
Non ! non ! jamais ! jamais la France N’aura d’autre nom que le sien ! Plutôt la mort que la souffrance Du joug prussien !
A Berlin !… Vive la France !… Orgueilleux gendarmes du Rhin, Vous nous vendez cher votre vin ; Nous saurons défoncer la pièce ;
Car le Français ne tremble pas ! Il rit de votre double ivresse. Le Français marche sans faiblesse, Voyez-le courir à grands pas…
C’est lui le géant des combats ! Non ! non ! jamais ! jamais la France N’aura autre nom que le sien ! Plutôt la mort que la souffrance
Du joug prussien ! A Berlin !… Vive la France !… Prussiens, ralentissez vos cris ; Vous ne viendrez pas à Paris
Baigner vos chevaux dans la Seine ; Car le Français ne tremble pas ! Il vous devance dans la plaine Où vous périrez hors d’haleine ;
Voyez-le courir à grands pas… C’est lui le géant des combats ! Non ! non ! jamais ! jamais la France N’aura autre nom que le sien !
Plutôt la mort que la souffrance Du joug prussien ! A Berlin !… Vive la France !… Le sang versé sur le chemin
Nous guidera jusqu’à Berlin. Nous y serons avant l’automne ; Car le Français ne tremble pas ! Entendez-vous ?… le canon tonne !…
Le Français est fils de Bellone ; Voyez-le courir à grands pas… C’est lui le géant des combats ! Non ! non ! jamais ! jamais la France
N’aura autre nom que le sien ! Plutôt la mort que la souffrance Du joug prussien ! A Berlin !… Vive la France !…
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