Assise sur un faisceau d'armes
Recouvert d'un léger tapis,
Aux regards de l'heureux Myrtis
Pallas abandonne ses charmes.
Le berger hésite, et pourtant
Écarte d'une main timide
Son casque à panache flottant,
Sa lance d'or et son égide.
La cuirasse tombe à son tour,
Et même la blanche tunique.
De Pallas la beauté pudique
Vainement éveille l'Amour ;
Jamais il n'obtient de retour.
Le berger étonné l'admire,
Mais affecte un calme trompeur.
La Déesse voit sa froideur,
Prend sa main, doucement l'attire,
Le reçoit dans ses bras, soupire,
Et prudente elle répétait :
On me croit sage ; sois discret. »