« Ma fidélité conjugale
Trop long-temps regretta Tithon ;
Trop long-temps j'ai pleuré Céphale,
Égis et le jeune Orion.
La douleur flétrirait mes charmes.
Revenez, amoureux désirs ?
Les roses naissent de mes larmes ;
Elles naîtront de mes plaisirs.
A ces mots, la galante Aurore
De Myrtis, qui sommeille encore,
Hâte le paresseux réveil.
Elle a quitté son char vermeil.
Sur sa tête brille une étoile".
Un safran pur et précieux
Colora sa robe et son voile.
L'amour est peint dans ses beaux yeux.
L'humble lit du berger timide
La reçoit ; ô douces faveurs
Sous elle le feuillage aride
Renaît et la couvre de fleurs.