Skip to content
1775

TABLEAU XVIII

Évariste PARNY

« Ma fidélité conjugale Trop long-temps regretta Tithon ; Trop long-temps j'ai pleuré Céphale, Égis et le jeune Orion.

La douleur flétrirait mes charmes. Revenez, amoureux désirs ? Les roses naissent de mes larmes ; Elles naîtront de mes plaisirs.

A ces mots, la galante Aurore De Myrtis, qui sommeille encore, Hâte le paresseux réveil. Elle a quitté son char vermeil.

Sur sa tête brille une étoile". Un safran pur et précieux Colora sa robe et son voile. L'amour est peint dans ses beaux yeux.

L'humble lit du berger timide La reçoit ; ô douces faveurs Sous elle le feuillage aride Renaît et la couvre de fleurs.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
TABLEAU XVIII · Évariste PARNY · Poetry Cove