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1922

[no title]

Germain NOUVEAU

M’apparaitrez-vous. M’amie ! Voyez, le ciel est serein. Oyez, oyez le refrain D’un pauvre amant qui vous prie,

D’un pauvre amant qui ne veut Pas vous déplaire, s’il peut. Lorsque je vais seule lire Ou filer dans la forêt,

Ma lèvre brûle et voudrait Baiser votre beau sourire. Je voudrais bien être à toi Et je suis toujours à moi.

Faudra-t-il mourir ! De grâce, Dis-moi quand je te plairai ! Parle, et je t’obéirai, Que faut-il donc que je fasse

Beau rossignol, hé ! là-haut ! Chantez un peu comme il faut. Voilà donc ce que j’emporte : Ton silence et mon amour,

Et je m’enfuis, car le jour Met chaque étoile à la porte : Je reviendrai, cependant, Demain, pour t’en dire autant.

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