Au cimetière, il est de fait notoire
Qu'il faut un jour sortir du réfectoire
Pour s'en aller, dans le bois de sapin,
Au fond d'un trou qui n'est trou de lapin,
En certain champ qui n'est le champ de foire.
Là, nos gourmands ne se font guère gloire
De se gorger d'un plaisir illusoire,
Ains à leurs vers font-ils joyeux festin,
Au cimetière.
Que rien ne sert d'un jeûne dérisoire,
Toi qui n'entends que de manger et boire,
Ores le vois. « Trop tard », crië Jupin,
(Et pour Junon me put quitter ton vin.)
Ores le vois. « Trop tard », crië Jupin,
« Peut-on pleurer en si jolie armoire »,
Au cimetière ?