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1924

XXI

Anna NOAILLES

Si je t’aime avec cet excès, Et cette netteté aussi, Avec cet œil adroit qui sait, C’est à cause de mon pays !

De mon pays lointain, antique, L’illustre Hellade des cigales, Où, sans doute, aux jeux olympiques, Se mouvaient tes grâces égales :

Grâces du visage et du cœur, Force charmante, allègre effort D’un front qu’ennoblit de sueur L’élan de l’âme avec le corps !

Platon, Mnasalque, Diotime, T’eussent entouré de clameurs. Moi je t’aime, je souffre et meurs ; — Reçois ce présent plus intime…

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