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1924

LXXXV

Anna NOAILLES

Mon enfance, dans mon cœur, Subsistait avec aisance. J’ai souffert de ta rigueur : Tu as tué mon enfance !

En son midi l’ample été Voit ses roses qui renaissent, Ainsi brillait ma beauté : Tu as tué ma jeunesse !

Et pendant que tu détruis Ma vie aux luisantes ailes, Moi je t’offre un divin fruit : La renommée éternelle…

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