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1924

LVII

Anna NOAILLES

Enfin la première nuit froide ! Plus de vents dansants, amollis. L’atmosphère est tendue et roide, Le beau ciel d’argent dépoli

Allonge sa paix où se creuse Le puits des étoiles neigeuses. — Va-t-il enfin me protéger, Ce climat soudain sans tendresse,

De ton beau visage étranger Sur lequel mon amour s’abaisse Comme ces œillets las, déteints, Qu’englobent les pleurs du matin ?…

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