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1924

CLXIX

Anna NOAILLES

J’aime d’un amour clandestin Ce que de toi nul n’a aimé : Le sourd battement enfermé De ton cœur et de ton instinct.

Nul n’a songé avec douleur À ces beaux secrets écorchés Du mouvement intérieur, Puissant, indomptable et caché !

— Mais moi je sais que c’est ton sang Qui te fait net, pur, précieux, Et mon rêve en ton corps descend Comme vers de plus sombres cieux…

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