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1924

CLIV

Anna NOAILLES

Sans regrets, crois-moi, sans effroi, Je vais mourir. Je meurs de froid. Je ne sens plus bien ta chaleur. On ne peut pas lutter sans cesse ;

Mon esprit contre ta paresse Se brise. C’est toi le vainqueur. Je sens s’éloigner de mon cœur Cette image immense et précise

De ta personne errante, assise, Et qui m’enchantait de stupeur… Excuse ma voix qui s’épuise, Je te parle encor.

Mais je meurs.

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