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1852

MARIE

Alfred de Musset

Ainsi, quand la fleur printanière Dans les bois va s'épanouir, Au premier souffle du zéphyr Elle sourit avec mystère ;

Et sa tige, fraîche et légère, Sentant son calice s'ouvrir, Jusque dans le sein de la terre Frémit de joie et de désir.

Ainsi, quand ma douce Marie Entr'ouvre sa lèvre chérie, Et lève, en chantant, ses yeux bleus, Dans l'harmonie et la lumière

Son âme semble tout entière Monter en tremblant vers les cieux.

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MARIE · Alfred de Musset · Poetry Cove