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1857

Boléro

Alfred de Musset

Quand résonne ta castagnette, La plus leste et la plus coquette, C’est Pépa, ma Pépita, Mon beau lutin

Qui rit soir et matin. Ah !… j’aime, j’aime… Ah ! ah !… j’aime cette enfant-là. Lorsqu’elle danse le dimanche,

L’œil au vent, le poing sur la hanche, Ah ! Pépita, ma Pépita, Tes beaux yeux bleus Comme ils sont amoureux !

Ah !… j’aime… j’aime… Ah ! ah !… j’aime cette enfant-là. Si jamais Pépa m’oublie, Si ma fleur, ma fleur chérie

Tombe brisée ou flétrie, Toi, mon âme, et ma joie, et ma vie, Tu pourras me trahir Et moi mourir !…

Mais quelle folle ! O ma maîtresse ! Tes yeux pleins d’ivresse, Le Seigneur les a faits Aussi purs qu’ils sont beaux, aussi doux qu’ils sont vrais.

Allons ! ma belle Cœur brave et fidèle, Le soleil est dans les cieux. Viens danser, viens chanter, et nous mourrons joyeux.

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