Du temps où tu m'aimais, Lydie, De ses bras nul autre que moi N'entourait ta gorge arrondie ; J'ai vécu plus heureux qu'un roi.
Du temps où tu m'aimais, Lydie, De ses bras nul autre que moi N'entourait ta gorge arrondie ; J'ai vécu plus heureux qu'un roi.
Du temps où j'étais ta maîtresse, Tu me préférais à Chloé ; Je m'endormais à ton côté Plus heureuse qu'une déesse.
Du temps où j'étais ta maîtresse, Tu me préférais à Chloé ; Je m'endormais à ton côté Plus heureuse qu'une déesse.
Chloé me gouverne à présent, Savante au luth, habile au chant, La douceur de sa voix m'enivre. Je suis prêt à cesser de vivre
S'il fallait lui donner mon sang. Chloé me gouverne à présent, Savante au luth, habile au chant, La douceur de sa voix m'enivre.
Je suis prêt à cesser de vivre S'il fallait lui donner mon sang. Je me consume maintenant Pour Calaïs, mon jeune amant,
Qui dans mon cœur a pris la place. Je mourrais deux fois, cher Horace, S'il fallait lui donner mon sang. Je me consume maintenant
Pour Calaïs, mon jeune amant, Qui dans mon cœur a pris la place. Je mourrais deux fois, cher Horace, S'il fallait lui donner mon sang.
Eh quoi ! si dans notre pensée L'ancien amour se ranimait ? Si ma blonde était délaissée ? Si demain Vénus offensée
A la porte me ramenait ? Eh quoi ! si dans notre pensée L'ancien amour se ranimait ? Si ma blonde était délaissée ?
Si demain Vénus offensée A la porte me ramenait ? Calaïs est jeune et fidèle, Et loi, poëte, ton désir
Est plus léger que l'hirondelle, Plus inconstant que le zéphir ; Pourtant, s'il t'en prenait envie, Avec loi j'aimerais la vie,
Avec loi je voudrais mourir. Calaïs est jeune et fidèle, Et loi, poëte, ton désir Est plus léger que l'hirondelle,
Plus inconstant que le zéphir ; Pourtant, s'il t'en prenait envie, Avec loi j'aimerais la vie, Avec loi je voudrais mourir.
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