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1857

A Buffon

Alfred de Musset

Buffon, que ton ombre pardonne A ma témérité, D’ajouter une fleur à la double couronne Que sur ton front mit l’immortalité ;

De chanter un talent dont s’honore la France, Si ma muse n’a le pouvoir, Elle peut être au moins l’écho de la science, En disant qu’Aristote avait moins de savoir,

Pline surtout moins d’éloquence. Ces arbres, ces jardins, cette tour, ce beffroi Rappellent à l’esprit ton génie admirable, Ici j’aurai du moins laissé mon grain de sable

Sinon des vers dignes de toi.

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