Skip to content
1861

À HÉLÈNE

Henri MURGER

Enveloppé d'épaisse prose, Comme de flanelle un frileux, Laisse parler l'esprit morose, Qui s'est trop pressé d'être vieux.

Le chardon médit de la rose ; C'est le péché des envieux. Puisque la providence est bonne, Et répand d'une même main

Le bluet qu'on tresse en couronne Parmi le blé qui fait le pain, Profitons des biens qu'elle donne : Aujourd'hui vaut mieux que demain !

Pourrais-tu donc perdre sans peine Ainsi ta plus belle saison ? Lorsque Dieu, d'amour la main pleine, Fait sa divine semaison,

Tu peux ouvrir ton cœur, Hélène, Le semeur bénit sa moisson.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
À HÉLÈNE · Henri MURGER · Poetry Cove