Muse, veux-tu jouer un jeu Et faire de la poésie A travers ce rythme de peu ? Muse, veux-tu jouer un jeu ?
On ne va pas crier au feu Pour si légère fantaisie. Muse, veux-tu jouer un jeu Et faire de la poésie ?
Veux-tu, mignonne ? on verra bien Si l'on peut faire quelque chose De ce petit musicien. Veux-tu, mignonne ? on verra bien.
Va, qui ne risque rien n'a rien, Risque ton aile bleue et rose. Veux-tu, mignonne ? on verra bien Si l'on peut faire quelque chose.
Prends garde, parle doucement, Ne réveille pas les abeilles ; Tout à l'heure, dans un moment. Prends garde, parle doucement.
Des couples passent en s'aimant… Ouvre les yeux et les oreilles. Prends garde, parle doucement, Ne réveille pas les abeilles.
Va dans les fleurs, va vers les yeux, Vers le sein rose des chéries, C'est un pays délicieux. Va dans les fleurs, va vers les yeux.
Les étoiles qui sont aux cieux Sont moins plaisantes pierreries. Va dans les fleurs, va vers les yeux, Vers le sein rose des chéries.
Bois à leur bouche des chansons Pour que les tiennes en soient douces ; Prends leurs lèvres pour échansons, Bois à leur bouche des chansons,
Pour que les bois où nous passons Aient des pervenches et des mousses, Bois à leurs lèvres des chansons Pour que les tiennes en soient douces.
Maintenant tu peux parler haut : Les abeilles sont réveillées. Pique comme elles, s'il le faut… Maintenant tu peux parler haut.
Pas fort, seulement au défaut De cuirasses entrebâillées. Maintenant tu peux parler haut : Les abeilles sont réveillées.
Tu vois qu'on peut jouer des airs Sur cette flûte minuscule, Pas de grands morceaux de concerts. Tu vois qu'on peut jouer des airs,
De petits airs jolis et clairs Qui tintent dans le crépuscule. Tu vois qu'on peut jouer des airs Sur cette flûte minuscule.
Cookies on Poetry Cove