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1900

QUAND IL PLEUT

Albert MÉRAT

Dans notre climat bien-aimé Qui peut compter les jours de pluie ? C'est gentil en avril, en mai, Dans notre climat bien-aimé.

C'est un bobo vite fermé : L'air est rose, un rayon l'essuie. Dans notre climat bien-aimé, Qui peut compter les jours de pluie ?

Mais en hiver, quand il pleut tant Et plus et même davantage, C'est bien simple : c'est embêtant ; En février quand il pleut tant :

Tels des pots d'eau, tambour battant, Vous tombant du sixième étage. Mais, en hiver, quand il pleut tant Et plus et même davantage.

Heureusement que les mollets N'ont pas été faits pour des prunes Ni pour de simples triolets. Heureusement que les mollets

Émoustillent les cervelets, Qu'ils soient de blondes ou de brunes. Heureusement que les mollets N'ont pas été faits pour des prunes.

Il faut les voir par ces temps-là, Alertes, pimpants, sans vergogne, Vrais petits dragons d'Alcala. Il faut les'voir par ces temps-là.

Rien, pas ça ne les étoila. Et ce n'est pas mince besogne. Il faut les voir par ces temps-là, Alertes, pimpants, sans vergogne.

Si je les note, c'est pour vous, J'aime beaucoup mieux le visage ; Il faut détails pour tous les goûts. Si je les note, c'est pour vous !

Je préfère encore entre nous Les gentillesses du corsage. Si je les note, c'est pour vous, J'aime beaucoup mieux le visage.

O petits mollets de Paris, Qui faites accepter la boue, Joli sourire des jours gris, O petits mollets de Paris,

Entrez, vous aussi, bas compris, Dans la danse qu'ici je joue ! O petits mollets de Paris Qui faites accepter la boue !

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