L'amour, je l'ai beaucoup aimé, Non pas tant pour leur petite âme Que pour leur goût de fleur de mai. L'amour je l'ai beaucoup aimé !
Meurtri, mais plus souvent charmé, J'ai répété l'épithalame. L'amour, je l'ai beaucoup aimé, Non pas tant pour leur petite âme ;
Pour l'étoile des yeux charmants Où l'on ne peut pourtant pas lire Et qui font pleurer les amants ; Pour l'étoile des yeux charmants :
Dans la beauté des firmaments Les seuls astres qu'on doive élire. Pour l'étoile des yeux charmants Où l'on ne peut pourtant pas lire ;
Pour la caresse de deux bras Qui sont la chaîne la meilleure Et la plus forte d'ici-bas ; Pour la caresse de deux bras
« Fais de moi ce que tu voudras »… On le fait, hélas ! et l'on pleure. Pour la caresse de deux bras Qui sont la chaîne la meilleure ;
Pour la bouche qui sent le thym, La lavande, la marjolaine, Où rit le clair et beau matin ; Pour la bouche qui sent le thym.
Comment garder son cœur lointain Quand on respire leur haleine ? Pour la bouche qui sent le thym, La lavande, la marjolaine ;
Pour les dents qui narguent le sel De leurs blancheurs humiliantes, Dont la morsure vaut le ciel ; Pour les dents qui narguent le sel ;
Pour les lèvres au sang cruel Vers qui nos mains sont suppliantes ; Pour les dents qui narguent le sel De leurs blancheurs humiliantes ;
Pour l'or qui frise sur le cou, Le coquillage de l'oreille Qui nous tente, qui nous rend fou, Pour l'or qui frise sur le cou ;
Pour le nez rose, ce bijou Par qui Roxelane émerveille. Pour l'or qui frise sur le cou, Le coquillage de l'oreille ;
Pour le sein de marbre plus beau Que tous les marbres pentéliques Et qu'on souhaite pour tombeau ; Pour le sein de marbre si beau !
La mémoire comme un flambeau Éclaire ces pures reliques. Pour le sein de marbre plus beau Que tous les marbres pentéliques.
C'est près du cœur que va finir Ce court et tout petit poème, Leur cœur si doux à retenir. C'est près du cœur qu'il va finir.
Caresses de mon souvenir,' Gloire de mes yeux, je vous aime ! C'est près du cœur que va finir Ce court et tout petit poème.
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