Skip to content
1869

LE SONNET DE L’OREILLE

Albert MÉRAT

Elles seraient la nacre au bord des coquillages Si les nacres avaient ces humaines blancheurs ; Elles seraient le rose et le satin des fleurs, Si les roses vivaient aux barreaux des treillages.

Il semble qu’une fée, en de lointains pillages, Ait pris leur éclat frais à toutes les fraîcheurs ; Leur coloris est fait de toutes les couleurs, Et la lumière y trace, exquise, des sillages.

C’est la volute et c’est la conque ; c’est la chair Devenue arabesque avec son ourlet clair Où préside une loi d’harmonie ancienne ; Et vous avez, malgré la date du sculpteur,

Des airs de curieuse et de Parisienne Qui fait des mots et qui provoque le conteur.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LE SONNET DE L’OREILLE · Albert MÉRAT · Poetry Cove