Skip to content
1872

LA LISIÈRE DU BOIS

Albert MÉRAT

La lisière du bois suit le petit chemin D’ocre jaune, où tout pli rit d’une graminée. La pente, pleine d’air, est comme illuminée D’un lever d’ailes d’or, de soufre et de carmin.

Vrilles des liserons glissant leur verte main, Éphémères d’un soir ou d’une matinée ; Toute la flore exquise, humble, indéterminée De l’herbe, amours d’hier, semences de demain.

Cependant l’aïeul doux aux plus faibles, le chêne, Souffrant à ses genoux les mousses et la chaîne Des églantiers, faiseurs de roses et de miel, Regarde du côté des marguerites blanches,

Et, mendiant d’azur, il tend ses vieilles branches Pour y prendre à pleins doigts un grand morceau de ciel.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LA LISIÈRE DU BOIS · Albert MÉRAT · Poetry Cove