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1891

VI

Jean MORÉAS

Parce que du mal et du pire Mon âme absout tous les méchants. Et que sur ma lèvre respire Orphéus prince des doux chants,

Qu'au jardin de ma chevelure S'ébattent les ris et les jeux. Que se lève le Dioscure Dans la prunelle de mes yeux ;

D'autres ont pu me croire : fête Saoule de drapeaux épanis, Et clairons sonnant la défaite De l'indéfectible Érinnys ;

Mais toi, sororale, toi, sûre Amante au grand cœur dévoilé, Tu sus connaître la blessure D'où mon sang à flots a coulé.

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