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1891

PARODIE

Jean MORÉAS

Ha, que l'on lève incontinent les caducées Sur mon cœur. Et c'est assez de ces familiers Crève-cœur ; et je m'en vais mettre des colliers Et des rubans aux boucs qui hantent mes pensées.

Et c'est assez, ô mon cœur, de ces traversées Risibles. Et soyons les dévots cavaliers ; Et soyons le palais aux joyeux escaliers ; Soyons les danses qui veulent être dansées.

Soyons les cavaliers cruels. Soyons encor La farce espagnole : les dagues, les dentelles ; La duègne, le tuteur et le corrégidor, Et Don Garcie, et leurs cautèles mutuelles.

— Puis, viens, et que nous chantions, sur la harpe d'or, L'azur et la candeur, et les amours fidèles.

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