Skip to content
1891

[no title]

Jean MORÉAS

Moi que la noble Athène a nourri, Moi l'élu des Nymphes de la Seine, Je ne suis pas un ignorant dont les Muses ont ri. L'intègre élément de ma voix

Suscite le harpeur, honneur du Vendômois ; Et le comte Thibaut n'eut pas de plainte plus douce Que les lays amoureux, qui naissent sous mon pouce. L'Hymne et la Parthénie, en mon âme sereine,

Seront les chars vainqueurs qui courent dans l'arène ; Et je ferai que la Chanson Soupire d'un tant ! courtois son, Et pareille au ramier quand la saison le presse.

Car par le rite que je sais, Sur de nouvelles fleurs, les abeilles de Grèce Butineront un miel Français.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
[no title] · Jean MORÉAS · Poetry Cove