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1899

II

Jean MORÉAS

Il est doux d’écouter le roseau qui soupire Avec d’autres roseaux dans un riant vallon ; Un front pensif se courbe à ces accords que tire Des chênes assemblés le rapide Aquilon.

Mais, qu’auprès de la voix de l’arbre solitaire, Les roseaux, la chênaie exhalent un vain bruit, Quand sur la triste plaine où descend le mystère, Elle lamente au vent qui précède la nuit !

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