Skip to content
1899

I

Jean MORÉAS

Le coq chante là-bas ; un faible jour tranquille Blanchit autour de moi ; Une dernière flamme aux portes de la ville Brille au mur de l’octroi.

Ô mon second berceau, Paris, tu dors encore Quand je suis éveillé Et que j’entends le pouls de mon grand cœur sonore Sombre et dépareillé.

Que veut-il, que veut-il, ce cœur ? malgré la cendre Du temps, malgré les maux, Pense-t-il reverdir, comme la tige tendre Se couvre de rameaux ?

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
I · Jean MORÉAS · Poetry Cove