Skip to content
1899

I

Jean MORÉAS

Au temps de ma jeunesse, harmonieuse Lyre, Comme l’eau sous les fleurs, ainsi chantait ta voix ; Et maintenant, hélas ! c’est un sombre délire : Tes cordes en vibrant ensanglantent mes doigts.

Le calme ruisselet traversé de lumière Reflète les oiseaux et le ciel de l’été, Ô Lyre, mais de l’eau qui va creusant la pierre Au fond d’un antre noir, plus forte est la beauté.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
I · Jean MORÉAS · Poetry Cove