Suzanne, l'Ami Fritz vous transforme en Suzel,
Et le Bonjour Suzon ! de Musset vous appelle.
Vous dire adieu, c'est bien plus triste, en la chapelle
Funéraire de Perdican, fol damoisel.
Dans Molière on vous voit Agnès ; mais dans Axel
Vous auriez de Sara l'éloquence rebelle ;
Car, sachant tour à tour être jolie ou belle
Vous pouvez dispenser l'absinthe, après le sel.
Banville qui sait bien vos pouvoirs vous veut celle
Qui soit la Fée — et que, sur vous, sans fin ruisselle,
Avec vos cheveux d'or, son rythme fraternel.
Mais, moi, qui vous connais aussi, je vous vois telle
Que dans le souvenir luit la grâce éternelle
De la divine Mars au sourire immortel !