Au fond du parc bleui par les ombres dont joue,
Derrière le rideau des grands arbres, quelque or
Du soleil couchant… rose, et rose, et rose encor,
De par les gants, la jupe, et les bas, et la joue ;
Hors du coupé discret qui la prit au décor
Banal, du défilé coutumier, où n'échoue
Aucune œillade, et qui, pourtant, laisse une moue
Sur ce joli visage, et comme un désaccord ;
Nonchalante, affadie, adorable, morose,
Et lasse d'être belle, et lasse d'être rose,
Elle goûte la paix d'exister, un moment,
Pour soi seule, à l'abri de l'encens indigeste,
Aux pieds marmoréens d'un impassible amant,
Flûteur décapité perpétuant son geste.