Voici venir le temps des fenêtres ouvertes ;
Les chênes, ces Samsons, de par ces Dalilas,
Les froidures, tondus, sous leurs perruques vertes,
Sentent monter la rose écume des lilas.
Voici venir cette saison que vous aimâtes ;
Quand vous n'y songiez plus (les absents ont des torts),
Elle force la porte aux chaudes casemates
Il fait enfin un temps à mettre Avril dehors.
La brise aux amoureux prépare ses embûches ;
Gomme un baiser parcourt tout le clavier de l'air,
Roucoulement de fuie et murmure de ruches,
C'est le Printemps, coureur de prétentaines, Ver !