Le ciel est treillagé dû carrelage fin
D'un pommier tout en fleurs ; et le jardin divin
S'éveille aux premiers rais bleus de l'aube rosée,
Du paysage vert, tout trempé de rosée,
Monte comme un embu de crêpe matineux
Qui tisse une tunique au couple lumineux,
Nu, chaste, pénétré de reflet et de rêve
De Daphnis, l'autre Adam, et de Chloé, l'autre Ève,
Sous le ciel qui se lève en l'étrange lueur
D'un crépuscule rose où flotte une bleueur.