Un des contemplatifs de votre élu mystère
Reprochait à mes vers d'avoir omis vos yeux ;
Vos regards éloquents, bien que silencieux
Et qui font au rêveur s'écrier : terre ! terre !
Terre promise, où croît le fruit délicieux.
Du bien vivifiant et du mal délétère ;
Fruit défendu dont le suc brûle et désaltère,
Terre promise qui n'est autre que les cieux.
Je dirai donc : deux puits d'abîme et de désastres,
Où tentent vainement de se mirer les astres,
L'onde étant trop profonde et trop touffus les cils ;
Mais où glissent parfois, en des flammes étranges.
Les merveilleux reflets de sombres mauvais anges,
A qui ces yeux si beaux servent de noirs exils !