Les tours du beau Castel sont noblement coiffées
De panaches de fer découpé, dentelé ;
Maint chevalier armé, cuirassé, constellé
Des rayons du soleil, y joue en des fleurs fées.
Or un oiseau de proie, et qui fond sur un nid,
Se mêlant à leurs jeux, couronne un de ces faîtes ;
Mais la main de l'artiste élu qui le finit
Était celle d'un maître ignorant des défaites.
Car, un jour qu'un orage avait endommagé
Ce faîtage, on grimpa pour réparer la chose ;
Et l'ouvrier sourit de voir, comme une rose,
Sommeillant dans ce nid, un enfant ouvragé
A miracle, et distant de l'humaine prunelle ;
Objet d'art que l'auteur se plut à ciseler
Pour l'œil seul des oiseaux et des anges dont l'aile
Frôle ce doux Moïse altier, sauvé de l'air !