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1896

CIII

Robert MONTESQUIOU

Les tours du beau Castel sont noblement coiffées De panaches de fer découpé, dentelé ; Maint chevalier armé, cuirassé, constellé Des rayons du soleil, y joue en des fleurs fées.

Or un oiseau de proie, et qui fond sur un nid, Se mêlant à leurs jeux, couronne un de ces faîtes ; Mais la main de l'artiste élu qui le finit Était celle d'un maître ignorant des défaites.

Car, un jour qu'un orage avait endommagé Ce faîtage, on grimpa pour réparer la chose ; Et l'ouvrier sourit de voir, comme une rose, Sommeillant dans ce nid, un enfant ouvragé

A miracle, et distant de l'humaine prunelle ; Objet d'art que l'auteur se plut à ciseler Pour l'œil seul des oiseaux et des anges dont l'aile Frôle ce doux Moïse altier, sauvé de l'air !

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