« C'est la dernière lois que je donne un conseil,
Mon fils, et je le fais sans amère pensée ;
Je ne te dirai pas : ton œuvre est insensée ;
Tu prends un feu follet pour l'éclatant soleil.
La jeunesse te dore un horizon vermeil,
En rêves séduisants follement dépensée ;
Songes-tu pour ta prose assez bien cadencée
A la gloire, aux amours ? Pauvre enfant, quel réveil !
Loin ces futilités ! Nourris-toi des anciens !
Loin ces plaisirs d'un jour ! Songe aux stoïciens !
Au travail, énergique et sévère… » « Je jure,
Mon père, d'obéir. Je vois que j'agis mal »
Muse, deux jours après, tu m'as rendu parjure…
Non, poète, ton œuvre a pour but l'idéal !