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1876

PARJURE

Louis MÉNARD

« C'est la dernière lois que je donne un conseil, Mon fils, et je le fais sans amère pensée ; Je ne te dirai pas : ton œuvre est insensée ; Tu prends un feu follet pour l'éclatant soleil.

La jeunesse te dore un horizon vermeil, En rêves séduisants follement dépensée ; Songes-tu pour ta prose assez bien cadencée A la gloire, aux amours ? Pauvre enfant, quel réveil !

Loin ces futilités ! Nourris-toi des anciens ! Loin ces plaisirs d'un jour ! Songe aux stoïciens ! Au travail, énergique et sévère… » « Je jure, Mon père, d'obéir. Je vois que j'agis mal »

Muse, deux jours après, tu m'as rendu parjure… Non, poète, ton œuvre a pour but l'idéal !

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PARJURE · Louis MÉNARD · Poetry Cove