Skip to content
1876

OCTOBRE

Louis MÉNARD

Oui, nous sommes ainsi ; nous voulons tout savoir, Le Doute ronge l'âme inquiète en l'attente ; La certitude amère irrite, elle nous tente ; Quand nous l'avons enfin, ô fatal désespoir !

Or, depuis quelque temps elle venait le soir Plus tard au rendez-vous, et comme impatiente De fuir ; puis il fait froid, puis il pleut, puis il vente ; Elle a peur maintenant lorsque le ciel est noir.

J'ai voulu l'épier. C'était la fin d'octobre Et le soleil versait un jour discret et sobre Sur le bois vert encor, témoin de mon bonheur, Mais ce jour-là, je vis ma maîtresse parjure ;

Et soudain tout mon sang reflua vers le cœur. Il vaut bien mieux douter que savoir, je le jure !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
OCTOBRE · Louis MÉNARD · Poetry Cove