Le soir au crépuscule, il fait doux, tout après
Le coucher du soleil, les vertes demoiselles
Tardives, vont frôler les ruisseaux de leurs ailes ;
Les oiseaux se sont tus ; les cieux sont empourprés.
Veux-tu que nous allions promener dans les prés ?
Pas de robes de soie aux superbes dentelles,
Ni parfums, ni bijoux ; point de bottines frêles ;
Laisse libres, flotter tes beaux cheveux dorés
Que caresse la brise adorablement fraîche ;
Et sur ta joue en fleur, rose comme une pêche,
Sur ta gorge de neige au velouté si fin
Que de baisers, langage adorable et suprême !
Nous recommencerons, tous les jours, et sans fin
Le grand verbe sacré su par les cœurs « Je t'aime »