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LE CHOIX DU PLUS TENDRE

Charles MILLEVOYE

Trois pastoureaux se racontaient leurs goûts Sur le baiser. Lubin, d'un ton folâtre : « Pour moi, la bouche est ce que j'idolâtre ; C'est du baiser le trône le plus doux,

J'en fais l'aveu. — Sein de rose et d'albâtre, Disait Myrtil, a pour moi plus d'appas. — Moi, j'aime mieux, dit à son tour Lycas, » Simple baiser sur la main que j'adore ;

Car c'est, hélas ! de tous ceux que j'implore, Le seul qu'Églé ne me refuse pas.

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