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1801

L'OISELEUR

Charles MILLEVOYE

Un oiseleur, timide jouvenceau, Allait guettant les hôtes du bocage. Il en vit un perché sur un ormeau, Beau, mais trompeur ; séduisant, mais volage .

C'était l'Amour. Il s'enfuit. Quel dommage ! Le jouvenceau va conter sa douleur Au vieux berger : « Mon enfant, dit le sage, Ce bel oiseau n'est qu'oiseau de passage ;

Il reviendra bientôt, pour ton malheur ! Et c'est l'oiseau qui prendra l'oiseleur, »

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